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Le Japon est un marché ouvert, évolué, exigeant en termes de qualité des produits, de rigueur et de
continuité commerciales, et qui comporte de nombreuses pistes de développement pour les entreprises françaises.
Ouvrir un point de vente au Japon suppose non seulement de proposer les bons produits et/ou services, mais aussi une prestation globale particulièrement compétitive (délais, communication,
service etc.), et un suivi régulier et attentif. Une bonne préparation, de la patience et une stratégie à long terme doivent être affinés avant de s'implanter sur le marché.
Dans cette première étape, l'étude de marché préalable occupe une place clé ; dans la plupart des cas, il est possible de la réaliser soi-même :
- en effectuant une recherche documentaire auprès des sources d'informations mises à sa disposition : en France, auprès des chambres de commerce, de l'organisme d'aide à l'exportation de votre
région, du JETRO, d'Ubifrance ; au Japon, auprès de la Mission Economique (Tokyo et Osaka) et de la Chambre de Commerce et d'Industrie Française au Japon (CCIFJ) ;
- en prenant conseil auprès des associations professionnelles ;
- en observant sur le terrain les concurrents et les diverses tendances affectant les consommateurs japonais ;
- en visitant les salons, foires, expositions et autres manifestations. Ils sont des lieux privilégiés pour nouer des contacts avec des partenaires potentiels japonais si besoin.
Deuxième étape : le choix d'un statut juridique
Cette étape consiste à adapter au projet d'ouverture d'un point de vente, un cadre juridique. Quelle que soit l'activité qui sera exercée, industrielle ou commerciale, le choix d'une forme
juridique se fera entre une entreprise individuelle ou une société.
Il faudra choisir la structure juridique la mieux adaptée : société en capital (société anonyme) ou société d'apports.
Le choix d'une structure repose sur les critères suivants :
- niveau d'association
- degré de responsabilité entre les associés
- régime social de l'entrepreneur
- régime fiscal de l'entrepreneur et de l'entreprise
- crédibilité vis-à-vis des partenaires (banquiers, clients, fournisseurs etc.)
La troisième étape : la recherche d'un local
Le choix d'un local adapté est important car il est souvent le reflet de l'image de l'entreprise.
Pour un commerce, il devient un élément primordial car l'emplacement influe fortement sur l'afflux de clientèle. Toutefois, pour une activité de services, le créateur pouvant envisager de
travailler à domicile, le choix du local ne sera pas déterminant.
Dans tous les cas, un changement fréquent d'adresse pour une jeune entreprise entraîne des coûts non négligeables : déménagement, avis aux clients et impression de nouveaux documents
commerciaux.
Le loyer est également un critère primordial dans la recherche d'un local. Il constitue une charge fixe de l'entreprise, qui élève toujours son seuil de rentabilité.
Le recrutement des collaborateurs et le choix des prestataires
L'élaboration du projet a permis de déterminer un certain nombre de besoins en termes de main d' uvre.
Les démarches de recrutement des salariés peuvent être effectuées soit directement par voie d'annonces ou la diffusion d'offre d'emplois sur des sites Internet spécialisés, soit par
l'intermédiaire de cabinets de recrutement, des agences publiques équivalentes à l'ANPE ou des agences d'intérim.
D'autre part, l'appui d'une compétence extérieure peut s'avérer indispensable pour la mise en uvre du fonctionnement administratif et comptable de l'entreprise : cabinets d'avocats et
consultants, cabinets d'expertise comptable et d'audit, fournisseurs, etc.
Le financement du projet
A ce stade, il convient de réunir les capitaux qui seront nécessaires pour financer les différents besoins durables identifiés dans les étapes précédentes.
Les besoins de financement comprennent :
- les frais afférents à la création et à la gestion du point de vente : honoraires d'avocat ou de conseiller juridique, de fiscaliste, frais d'enregistrement de l'entreprise (chapitre 3) et
éventuellement frais de promotion ;
- les investissements de départ pour la location et l'aménagement du local, les frais d'installation et l'acquisition des biens d'équipements ;
- le dépôt de garantie (6 à 12 mois de loyer), les frais d'agence (en général, 1 mois de loyer) et autres frais spécifiques à l'immobilier au Japon (key money).
On distingue deux catégories de ressources financières :
- les capitaux propres, composés de ses apports personnels ainsi que de ceux de ses associés,
- les emprunts à moyen ou long terme.
Il existe un certain nombre de dispositifs publics d'aides financières à la création d'entreprise. Ces dispositifs sont mis en place à l'initiative des mairies, de la préfecture de Tokyo et des
organismes publics.